09 juin 2026

Disparitions à Digne Les Bains

Chapitre 1 : 


Les inspecteurs Pierrick Mandal et Madison Verrand avaient enfin réussi à mettre fin au règne du corbeau de la mairie qui avait semé le chaos dans la petite ville. Ils étaient un duo redoutable, complémentaires à bien des égards. Mais derrière les enquêtes, se cachait une romance naissante entre eux, une connexion qui les rendait encore plus forts.


Alors qu'ils envisageaient leur avenir ensemble, une nouvelle affaire les appela à Digne les Bains. Trois femmes avaient disparu mystérieusement de la station thermale, sans laisser de trace. Pierrick et Madison étaient prêts à affronter ce nouveau défi, même si cela signifiait laisser temporairement de côté leur recherche d'appartement.


Chapitre 2 : Le Puzzle des Disparitions


Les trois femmes disparues, Clara, Élise et Sophie, semblaient n'avoir aucun lien évident entre elles, excepté le fait qu'elles avaient toutes fréquenté le même lycée, le lycée de Digne Alexandra David Nell, il y a plus de 30 ans. L'enquête démarra lentement, avec peu d'indices tangibles à exploiter.

Des interrogatoires furent menés auprès des anciennes élèves, des professeurs et même de la directrice de l'école, mais rien ne semblait se dégager. Des rumeurs circulaient, des suppositions, mais aucune piste solide.


Chapitre 3 : Les Faux Coupables


Au fur et à mesure que l'enquête progressait, plusieurs personnes semblaient émerger comme des suspects potentiels. Parmi eux, un ancien camarade de classe qui avait eu des démêlés avec l'une des disparues, ainsi qu'un professeur qui avait été licencié pour comportement inapproprié envers ses élèves.

Pierrick et Madison examinaient chaque piste avec attention, mais rien ne semblait coller. Chaque suspect avait son alibi, ses zones d'ombre, mais aucun ne semblait être le coupable.


Pendant ce temps, Pierrick et Madison se rapprochaient encore plus, trouvant du réconfort et du soutien l'un dans l'autre. Leur amour grandissait, mais l'ombre de cette affaire planait sur eux, les empêchant de pleinement savourer leur bonheur naissant.


Chapitre 4 : Révélation


Alors que l'enquête semblait stagner, un élément inattendu vint tout chambouler. Un ancien élève, qui avait été un témoin clé dans une affaire non résolue liée à l'école, se présenta au poste de police avec des informations cruciales.

Il révéla que les disparitions des femmes étaient liées à une série de meurtres commis il y a des années, lorsque lui et ses camarades étaient encore au lycée. Ces meurtres étaient le fruit d'un pacte sinistre entre plusieurs élèves, orchestré par une personne influente au sein de l'établissement.


Alors que Pierrick et Madison approfondissaient l'enquête, des zones d'ombre commencèrent à émerger autour de certains individus. Des éléments troublants firent surface, jetant le doute sur la version des faits présentée par la directrice de l'école.

Des témoins rapportèrent des comportements étranges de la part de certains membres du personnel, notamment des visites nocturnes à la station thermale. De plus, des archives de l'époque des disparitions semblaient mystérieusement manquantes, comme si quelqu'un avait délibérément tenté de cacher des informations compromettantes.


Chapitre 5 : Les Ombres du Passé


Alors que l'enquête progressait, des pièces du puzzle commençaient à s'assembler, mais rien ne semblait tout à fait clair. Pierrick et Madison se heurtaient à des murs de silence et d'obstacles, comme si quelqu'un voulait à tout prix garder les secrets enfouis dans les profondeurs du passé.

Des soupçons planaient sur plusieurs personnes, mais aucun n'était suffisamment convaincant pour être désigné comme le coupable. Madison sentait le poids de son propre passé obscur peser sur ses épaules, rendant l'enquête encore plus difficile à mener.


Chapitre 6 : L'Obscurité Révélée


Alors qu'ils fouillaient dans les recoins les plus sombres du passé de l'école, Pierrick et Madison découvrirent un réseau complexe de secrets et de mensonges. Des récits troublants émergèrent, révélant des relations toxiques entre certains anciens élèves et des figures d'autorité de l'époque.

Les témoignages des anciens élèves et des professeurs peignaient un tableau terrifiant de manipulations et d'abus de pouvoir. Les trois femmes disparues semblaient avoir été les victimes innocentes d'un jeu dangereux, un jeu qui avait commencé il y a des décennies.


Chapitre 7 : Un Nouveau Coupable


Alors que Pierrick et Madison poursuivaient leur enquête, un nouvel élément perturbateur émergea : un ancien professeur, Monsieur Lambert, qui avait quitté l'école sous des circonstances troubles, refit surface. Il avait été écarté pour des accusations d'inconduite, mais maintenant il affirmait détenir des informations cruciales sur les disparitions.

Lorsque Pierrick et Madison l'interrogèrent, il révéla une vérité choquante : il avait découvert un réseau clandestin opérant au sein même du lycée, orchestré par une personne inattendue. Selon lui, la coupable était la directrice de l'époque, Madame Dupont, une femme respectée et crainte de tous.

Pierrick et Madison étaient abasourdis. Comment une figure aussi respectée avait pu être impliquée dans de tels actes ? Ils savaient que cette révélation allait bouleverser la petite communauté de Digne les Bains.


Chapitre 8 : Les Derniers Actes


Pierrick et Madison confrontèrent Madame Dupont. Mais au lieu de nier les accusations, elle admit froidement sa culpabilité. Elle expliqua comment elle avait manipulé ses élèves vulnérables, les forçant à agir selon ses désirs, sous peine de révéler leurs propres secrets sombres.

Madame Dupont avait maintenu son emprise sur ses anciens élèves pendant des décennies, orchestrant les disparitions pour effacer toute trace des crimes passés. Les femmes disparues étaient les derniers témoins de ses sombres secrets, et elle avait décidé de les faire disparaître une fois pour toutes.

Son plan était terrifiant dans sa brutalité. Elle avait utilisé les sources thermales pour dissoudre les corps des victimes, laissant derrière elles peu de chances de retrouver des preuves tangibles.

Tout un réseau de pornographie gravitait autour d'elle et elle dirigeait tout d'une main de maître.

Le choc fut immense pour Pierrick et Madison, mais ils étaient déterminés à mettre fin à ces horreurs. Avec l'aide des témoignages recueillis et des preuves découvertes, ils arrêtèrent Madame Dupont, mettant ainsi un terme à son règne de terreur.

Dans les jours qui suivirent, la petite ville de Digne les Bains se remit lentement de ce traumatisme. Pierrick et Madison pouvaient enfin tourner la page sur cette affaire, prêts à affronter de nouveaux défis ensemble, dans leur travail et dans leur vie personnelle.


Après avoir résolu l'affaire qui avait secoué la ville de Digne les Bains, Pierrick et Madison décidèrent de prendre un moment pour eux, pour célébrer leur succès et envisager leur avenir ensemble. Ils se dirigèrent vers le centre-ville, où un appartement récemment mis en vente attirait leur attention.


L'appartement était situé au dernier étage d'un immeuble ancien, offrant une vue imprenable sur les montagnes environnantes. En entrant, ils furent accueillis par la lumière douce qui baignait l'intérieur, créant une atmosphère chaleureuse et accueillante.


Ils se dirigèrent vers le balcon et contemplèrent le paysage à couper le souffle qui s'étendait devant eux. Pierrick enlaça tendrement Madison, son cœur débordant de bonheur à l'idée de partager ce moment avec elle.

"Imagine toi, Madison," dit-il doucement, "les matins où nous pourrons prendre notre café ici, en admirant cette vue magnifique. Et les soirées où nous pourrons regarder le coucher de soleil ensemble."

Madison sourit, se blottissant un peu plus contre lui. "Ça semble parfait, Pierrick. Je n'aurais jamais imaginé que nous en serions là, ensemble, prêts à construire notre propre nid douillet."

Ils parcoururent chaque pièce de l'appartement, imaginant comment ils pourraient la décorer et la rendre à leur image. Lorsqu'ils arrivèrent dans la chambre principale, Madison posa son regard sur Pierrick avec une lueur d'excitation dans les yeux.

"Et ici," dit-elle doucement, "nous aurons notre propre sanctuaire, un endroit où nous pourrons nous retrouver après une longue journée de travail, un endroit où nous pourrons rêver ensemble de notre avenir."

Pierrick sourit, captivé par la vision d'un avenir rempli de bonheur avec Madison. Il prit sa main dans la sienne et la serra doucement. "Je suis tellement reconnaissant de t'avoir dans ma vie.


Alors qu'ils sortaient de l'appartement, prêts à entamer une nouvelle étape de leur relation, Pierrick et Madison savaient qu'ils étaient prêts à affronter tous les défis qui se présenteraient à eux, main dans la main. Et avec cette nouvelle demeure, ils étaient prêts à écrire un nouveau chapitre de leur histoire, ensemble.



24 mai 2026

Le Passé de Madison

 

Quelques années auparavant, Madison travaillait encore à Paris, à la brigade criminelle du quai des Orfèvres. Déjà reconnue pour ses talents de profileuse, elle participait à plusieurs enquêtes sensibles visant un réseau d’escrocs spécialisés dans les enlèvements contre rançon.

Le groupe ciblait principalement des héritiers, des chefs d’entreprise ou des proches de magistrats. Les victimes disparaissaient pendant plusieurs jours avant d’être relâchées, traumatisées, après le paiement de sommes colossales.

Madison avait fini par identifier un élément important : les ravisseurs obtenaient des informations grâce à des complices infiltrés dans des administrations publiques et des sociétés de sécurité.

Elle ignorait alors qu’elle-même était devenue une cible.


Un soir de novembre, en quittant les bureaux de la brigade, elle remarqua une camionnette blanche stationnée un peu plus loin. Rien d’inhabituel dans Paris. Elle continua sa route vers son appartement du XIe arrondissement.

L’agression fut rapide.

Une main plaquée sur sa bouche. Une piqûre dans le cou.

Puis le noir.


Quand elle reprit conscience, elle était attachée à une chaise métallique dans une cave humide. Une unique ampoule oscillait au plafond. L’odeur de moisissure et d’essence lui brûlait la gorge.


Trois hommes se tenaient devant elle.

Le chef se faisait appeler Thor. Un homme élégant, calme, presque poli.

 C’était ce qui le rendait le plus terrifiant.

— Inspectrice Verrand… enfin nous nous rencontrons.

Madison comprit immédiatement : ils savaient exactement qui elle était.

Les jours suivants plongèrent dans l’horreur.


Ils voulaient une rançon énorme auprès de son père, ancien industriel vivant en Suisse. Mais surtout, ils voulaient récupérer les informations qu’elle possédait sur leur réseau.

Madison refusa de parler.

Alors commencèrent les sévices.

Privations de sommeil. Lumière braquée en permanence sur son visage. Musique assourdissante pendant des heures. Coups précis pour ne laisser que peu de traces visibles. Eau glacée versée sur elle en pleine nuit. Nourriture insuffisante.

Le pire n’était pourtant pas la douleur physique.

C’était l’humiliation méthodique.

Ils voulaient la briser psychologiquement. Lui faire croire qu’elle avait été abandonnée. 

Que personne ne viendrait.

Par moments, Thor s’asseyait devant elle avec un calme glaçant.

— Vous les policiers, vous pensez sauver les gens… mais quand c’est votre tour, personne ne bouge.

Madison tenait uniquement grâce à son instinct de survie.


Elle comptait les secondes. Les pas. Les changements de voix. Les passages du métro qu’elle croyait entendre au loin. Elle analysait tout, même attachée.


Au cinquième jour, elle réussit à desserrer légèrement l’un des liens de ses poignets. Elle laissa volontairement croire qu’elle était à bout de forces.

Mais les ravisseurs devinrent plus violents lorsqu’ils apprirent que la police refusait de céder immédiatement à la rançon.

Une nuit, Thor la frappa si brutalement qu’elle perdit connaissance.

Pendant ce temps, à Paris, la brigade criminelle avait lancé une opération gigantesque. Les collègues de Madison remuaient toute la capitale. Les téléphones étaient surveillés, les planques passées au peigne fin.

C’est finalement un détail qui permit l’avancée décisive : un ancien indicateur reconnut la voix d’un complice sur un enregistrement de la demande de rançon.


Les enquêteurs remontèrent jusqu’à un entrepôt désaffecté près de la porte d’Aubervilliers.

L’assaut fut donné à l’aube.

Madison se souvenait encore du vacarme des explosions des grenades assourdissantes.

 Des cris. Des tirs.

Puis cette voix :

— Police ! Ne bougez plus !


Un des ravisseurs tenta de l’utiliser comme bouclier humain. 

Un tireur du RAID l’abattit avant qu’il ne puisse tirer.

Quand les policiers détachèrent enfin Madison, elle était incapable de marcher.

Elle fut hospitalisée plusieurs semaines.

Les blessures physiques guérissaient lentement. Les autres beaucoup moins.

Pendant des mois, elle souffrit d’insomnies, de crises d’angoisse et d’une méfiance constante. Les psychologues de la police recommandèrent un éloignement temporaire de Paris.

C’est ainsi qu’elle demanda sa mutation dans le sud.

Direction la brigade de Nice.


Elle croyait simplement changer d’air. Elle ignorait encore que cette décision allait changer sa vie.

À Nice, Madison resta d’abord distante avec tout le monde. Froide. Fermée. Beaucoup la trouvaient brillante mais inaccessible.

Puis il y eut la première enquête avec son équipier ; Pierrick Mandal.


Dès leur première intervention ensemble, il comprit qu’elle cachait quelque chose derrière son assurance impeccable. Contrairement aux autres, il ne chercha jamais à la forcer à parler.

Il fut simplement présent. Toujours.


Quand elle oubliait de manger durant une enquête.

Quand un bruit soudain la faisait sursauter.

Quand certaines caves ou pièces sombres la paralysaient quelques secondes.

Il ne posait pas de questions inutiles.

Et c’était précisément ce dont elle avait besoin.

Au fil des mois, Madison recommença lentement à vivre. À rire. À dormir un peu mieux.

Puis vint leur histoire d’amour, née presque malgré eux au milieu des enquêtes, 

des nuits blanches et des dangers.


Dans la chambre de l’hôtel des Alpes, Madison termina enfin son récit.

Le silence resta suspendu quelques instants.

Pierrick prit doucement sa main marquée par une fine cicatrice au poignet.

— Ils ne t’ont pas détruite, Madison.

Elle baissa les yeux.

— Pourtant ils ont essayé…


— Oui. Mais regarde-toi aujourd’hui.

Elle releva lentement la tête vers lui.

— Tu sais ce qui me terrifie le plus ? demanda-t-elle d’une voix fragile.

— Quoi ?

— Que tout recommence un jour.

Pierrick approcha son front du sien.

— Alors ça recommencera à deux.

Pour la première fois depuis très longtemps, Madison sourit sans retenue.

Dehors, la neige tombait doucement sur les montagnes.

Et dans ce refuge perdu des Alpes, loin des ombres de Paris, 

Madison Verrand savait qu'elle ne serait plus jamais seule…


18 mai 2026

Un corbeau à la Mairie

Je vous présente Pierrick Mandal et Madison Verrand

(Image IA)

..........

 Un corbeau à la mairie


L'inspecteur Mandal Pierrick et sa collègue profileuse, Verrand Madison, étaient sur les lieux d'une enquête des plus mystérieuses. Le village était plongé dans l'ombre d'un corbeau sinistre, envoyant des lettres anonymes à certaines personnes qui finissaient par mourir peu après. Lorsque Mandal et Verrand arrivèrent, plusieurs habitants avaient déjà perdu la vie, ce qui ne faisait qu'accroître la tension.

Mandal, un homme grand, athlétique, aux cheveux bruns et aux yeux bleus perçants, avait une réputation bien établie pour avoir résolu ce genre d'affaires par le passé. Verrand, blonde aux yeux verts, élancée et experte en psychologie criminelle, avait surmonté un passé sombre marqué par des tortures subies lors d'une séquestration. Leur relation avait fleuri dans un charmant village des Alpes, où Mandal veillait jalousement sur Verrand depuis.

Les lettres du corbeau étaient toutes tapées à la machine, sans la moindre faute d'orthographe, ce qui intrigua les inspecteurs dès le départ. Le maire, Delinard Pierre, ainsi que quatre de ses adjoints - Romain Noiret, Philippe Chastain, Christophe Cénarotti et la première adjointe Monique Noyer - avaient tous reçu ces lettres dès l'arrivée des enquêteurs.

Il était clair que des tensions existaient au sein de l'équipe municipale. Le maire aspirait à transformer la commune en une ville où les apparences règnent en maître, même s'il devait mentir ou faire des promesses vides pour y parvenir. En revanche, ses adjoints, animés par un désir sincère d'améliorer la vie des habitants, ne partageaient pas cette vision.

Les interrogatoires furent nombreux, tout comme les mises sur écoute, notamment sur ordre de la commission rogatoire à l'insu du maire et de ses adjoints.

Pendant toute l'enquête, Mandal et Verrand déployèrent leurs talents pour démêler les fils de cette toile de mystère. Ils découvrirent des indices, des secrets, des rivalités, mais rien ne semblait les rapprocher de la vérité sur l'identité du corbeau tueur.

Dans un retournement de situation surprenant, l'enquête menée par Mandal Pierrick et Verrand Madison révéla un coupable inattendu : Émilie Blanchard, une habitante discrète du village, jusque-là non suspectée. Émilie était une femme solitaire, souvent ignorée par les autres habitants, mais elle avait une motivation profonde et sombre pour ses actes.

Émilie avait longtemps vécu dans l'ombre de sa sœur, Lucie, une des victimes du corbeau. Lucie était une des adjointes du maire. Émilie avait toujours ressenti une profonde jalousie envers sa sœur, qui avait toujours été plus aimée, plus reconnue et avait plus réussie qu'elle. Elle la vénérait depuis petite.

Lorsque Lucie fut retrouvée morte après avoir reçu une lettre du corbeau, Émilie sombra dans la rage et le désespoir. Convaincue que le village ne méritait pas d'être gouverné par des personnes corrompues comme le maire et ses adjoints, elle décida d'agir.

Émilie avait une passion secrète pour la botanique et les plantes toxiques. Elle avait utilisé ses connaissances pour concocter un poison puissant à partir de plantes sauvages de la région. Ses lettres anonymes étaient en fait des moyens de se venger de ceux qu'elle considérait comme responsables de la mort de sa sœur.

En envoyant les lettres empoisonnées, Émilie cherchait à semer la terreur et à déstabiliser l'autorité en place. Elle voulait punir ceux qu'elle jugeait responsables de la mort de sa sœur, tout en révélant au village la vraie nature de ses dirigeants.

Lorsque Mandal et Verrand démasquèrent Émilie, le village fut choqué. Personne n'aurait soupçonné cette femme en apparence si insignifiante d'être capable d'un tel acte. Mais pour Émilie, c'était un acte de vengeance motivé par la douleur et la frustration accumulées au fil des années. Sa révélation fit éclater au grand jour les failles cachées de la communauté et le prix tragique de la négligence et de la rivalité entre ses habitants.

À la fin de l'enquête, alors qu'Émilie Blanchard était emmenée par la police pour répondre de ses actes, un dernier détail troublant émergea., le maire Pierre Delinard avait reçu une bouteille de Limoncello, sa liqueur préférée, offerte par Emilie Blanchard, le jour du repas des anciens. Cela était ressorti lors des différents interrogatoires, sans que cela interpelle plus que ça puisque le Maire recevait assez souvent des cadeaux.

Émilie n'avait laissé aucun mot explicatif, mais la connaissance de cette bouteille laissait planer un lourd doute. Avait elle l'intention de laisser au maire et à ses adjoints un dernier cadeau empoisonné, une vengeance posthume pour le mal qu'ils avaient causé à sa sœur Lucie ?

Par mesure de précautions, il fut décidé de confier pour analyse la liqueur offerte.

Bien sur, on trouva une plante toxique qui faisait effet très longtemps après avoir été ingérée…

Le maire en avait-il  goûté ? Nul ne le savait mais qui vivra le verra !

Madison et Pierrick laissèrent de côté cette affaire. 

Demain matin ils avaient rendez-vous à l'agence immobilière.

Amoureux fous depuis leurs aveux dans l'affaire de Ste Marie, ils avaient décidé de sauter le pas.

Ils avaient le projet d'habiter ensemble. Pourquoi payer deux loyer 

alors qu'ils étaient toujours ensemble chez elle ou chez lui. Ils avaient décidé de prendre

 "" un chez eux ""

Et ensuite un long Week end les attendait

 à l'hôtel restaurant des Alpes, décidemment leur refuge amoureux...


10 mai 2026

L'Ombre de la Mort à Sainte Marie

Dans la nuit silencieuse de Nice, l'hôpital Sainte-Marie était plongé dans un calme inquiétant. L'inspecteur Pierrick Mandal, accompagné de sa fidèle collaboratrice Madison Verrand, se frayait un chemin à travers les couloirs déserts. Leurs pas résonnaient comme un écho sinistre dans ce lieu dédié à la guérison du psychisme des dépressions ou de certaines folies.


Pierrick était un homme grand, au regard perçant, avec une stature athlétique qui imposait le respect. Ses cheveux bruns encadraient un visage sérieux, mais ses yeux bleus reflétaient une intelligence aiguisée. À ses côtés marchait Madison, une blonde aux yeux verts, dont la volonté farouche de trouver les méchants, dissimulait un passé douloureux.


Depuis des années, ils formaient un duo redoutable, résolvant les affaires les plus complexes. Parmi elles, l'affaire du Fantôme rouge restait gravée dans leur mémoire comme une épreuve difficile sur laquelle ils avaient triomphé.


Ce soir-là, l'hôpital Sainte-Marie était le théâtre d'une série de décès mystérieux. Les victimes succombaient les unes après les autres, sans explication apparente. Pierrick et Madison étaient appelés pour enquêter sur ces morts suspectes.


Ils se retrouvèrent bientôt confrontés à une galerie de personnages inquiétants. Le chirurgien Paul Cartier, réputé pour ses mains habiles et sa froideur apparente, semblait dissimuler quelque chose derrière son masque chirurgical. Les infirmières Coralie Marquand et Julie Charrier semblaient nerveuses, échangeant des regards furtifs à chaque passage des inspecteurs.


La directrice de l'hôpital, Séverine Jumot, une chirurgienne en chef respectée, accueillit Pierrick et Madison avec une politesse glaciale. Derrière son attitude professionnelle se cachait peut-être un secret troublant.


Dans les couloirs, les assistants au bloc, Peggy Marvelle et Dominique Marchal, semblaient éviter le regard des inspecteurs, comme s'ils craignaient d'être découverts.


Parmi les patients, il y avait Eddy Bourgeat, un homme au visage pâle et aux yeux hantés par la maladie. Philippe Lotois, quant à lui, semblait perdu dans ses pensées, comme s'il portait un fardeau invisible sur ses épaules. Mireille Michelet, une femme d'âge moyen, affichait un sourire courageux malgré la douleur qui se lisait dans ses yeux.


Pierrick et Madison explorèrent l'hôpital, scrutant chaque recoin à la recherche d'indices. Les chambres normales et celles réservées aux malades connus semblaient renfermer des secrets obscurs.


Alors que l'enquête avançait, Pierrick sentait le poids de ses sentiments pour Madison devenir de plus en plus lourd. Malgré sa force d'esprit, il se sentait vulnérable en sa présence, incapable de dissimuler ses émotions.


Madison, de son côté, faisait preuve d'une résilience impressionnante. Malgré les cicatrices de son passé, elle affrontait chaque défi avec un courage qui forçait le respect.


Au fil de leurs investigations, Pierrick et Madison découvrirent un lien troublant entre les victimes et le chirurgien Paul Cartier. Les patients décédés avaient tous été opérés par ses mains expertes, mais aucun n'avait survécu.


Alors que la tension montait, Pierrick et Madison se retrouvèrent pris au piège d'un jeu mortel. Chaque pas les rapprochait un peu plus de la vérité, mais aussi du danger.


Finalement, après de nombreux rebondissements et fausses pistes, Pierrick et Madison mirent au jour le coupable. La mère d'un patient, désespérée par l'échec de l'opération de son fils, avait orchestré les décès pour se venger du chirurgien Paul Cartier.

Dans un ultime affrontement, Pierrick et Madison parvinrent à arrêter la femme avant qu'elle ne commette un nouveau meurtre. Mais alors que les sirènes de la police retentissaient dans la nuit, Pierrick réalisa que le plus grand défi auquel il devait faire face n'était pas de résoudre les crimes, mais de conquérir le cœur de Madison une fois pour toutes.


La mère du patient, dont l'enfant avait succombé suite à une opération infructueuse réalisée par le chirurgien Paul Cartier, avait développé une rancœur profonde envers le personnel médical de l'hôpital Sainte-Marie et surtout de Paul Cartier qui n'avait pas sauvé son fils. Dans un acte de vengeance calculé et méthodique, elle avait mis en place un plan diabolique pour éliminer ceux qu'elle jugeait responsables de la mort de son fils.


Tout d'abord, elle avait infiltré l'hôpital en se faisant passer pour une bénévole, bénéficiant ainsi d'un accès privilégié aux différentes unités de soins. Grâce à sa connaissance des procédures médicales et à sa capacité à se fondre dans le décor, elle avait pu agir en toute discrétion, sans attirer l'attention sur ses actions.


Utilisant ses compétences en manipulation, elle avait réussi à convaincre les infirmières Coralie Marquand et Julie Charrier de l'aider dans son plan macabre. Toutes deux avaient succombé au charme fou du chirurgien qui les avaient évincées après être tombé amoureux de la directrice, Séverine Jumot et ils vivaient depuis une belle histoire d'amour.

Sous prétexte d'apporter du réconfort aux patients, elle avait glissé des substances toxiques dans leur alimentation ou leurs perfusions, provoquant ainsi leur mort sans éveiller les soupçons.


Les victimes, déjà affaiblies par leurs maladies, n'avaient pas été en mesure de résister aux effets des substances ingérées, et leurs décès étaient rapidement attribués à des complications médicales. Pendant ce temps, la mère du patient maintenait son masque de compassion, dissimulant habilement sa véritable intention derrière une façade de sympathie.


Pour couvrir ses traces, elle avait veillé à ce que chaque décès paraisse naturel, évitant ainsi tout soupçon sur son implication. C'était seulement lorsque Pierrick et Madison avaient commencé à relier les points entre les différents incidents et à suspecter une manipulation délibérée que son masque avait commencé à se fissurer, l'obligeant à intensifier ses actions pour protéger son secret.


La mère du patient, désespérée et animée par une vengeance aveugle envers le chirurgien Paul Cartier, avait conçu un plan machiavélique pour exécuter sa vengeance. Profitant de son accès à l'hôpital en tant que parent d'un patient, puis ensuite de son bénévolat, elle avait discrètement introduit des substances toxiques dans les perfusions des malades, provoquant ainsi leur décès.


Elle avait minutieusement planifié chaque détail pour éviter tout soupçon, prenant soin d'agir lors des moments où les visites étaient limitées et les couloirs peu fréquentés. De plus, elle avait ciblé des patients déjà affaiblis par leur état de santé, facilitant ainsi le camouflage de ses actes.


Coralie Marquand et Julie Charrier, les infirmières impliquées dans le complot, avaient été manipulées par la mère du patient. Cette dernière avait exploité leurs faiblesses personnelles et leur vulnérabilité pour les convaincre de coopérer  à atteindre son objectif. Quoi qu'il en soit, elles avaient joué un rôle crucial dans l'exécution des meurtres en facilitant l'accès aux patients et en détournant l'attention des autres membres du personnel hospitalier.


Après la découverte de leur implication dans les crimes, Coralie Marquand et Julie Charrier furent arrêtées et traduites en justice. Leur acte de trahison avait non seulement coûté la vie à plusieurs patients innocents, mais avait également terni la réputation de l'hôpital Sainte-Marie.

L'affaire fit grand bruit quand le quotidien de Nice -Matin, le journal de la région.


Lors du procès, leur implication fut exposée au grand jour, et elles furent condamnées à de lourdes peines de prison pour complicité dans les meurtres. Leur chute fut aussi rapide que leur ascension dans l'escalade du crime orchestré par la mère vengeresse. Une fois derrière les barreaux, elles durent faire face aux conséquences dévastatrices de leurs actes, regrettant amèrement d'avoir succombé aux machinations d'une mère désespérée, mais surtout de leur vengeance pour avoir été rejetées par Paul.


Confrontée à la perspective inévitable de devoir rendre des comptes à la justice pour ses crimes impardonnables, la mère de l'enfant gravement malade se retrouva acculée dans un coin sombre de sa conscience. Le poids de sa culpabilité insoutenable devenait trop lourd à porter. Incapable de supporter le regard accusateur de la société et le fardeau de ses propres actes, elle prit une décision tragique.


Dans les semaines qui suivirent son arrestation, la mère de l'enfant malade, submergée par le poids insupportable de sa conscience et des conséquences de ses actions, se retrouva face à un choix déchirant. Confrontée à l'impitoyable réalité de la justice qui l'attendait, elle décida de mettre fin à sa propre vie plutôt que d'affronter la honte et la punition.

Dans sa cellule de prison, entourée par les murs froids et les ombres oppressantes, sans espoir de rédemption ni de pardon, elle trouva un dernier refuge dans la tranquillité éternelle du néant.

Les gardiens le trouvèrent un matin, froide et figée pour l'éternité. Comment avait elle fait ?

Nice-Matin n'en parla jamais.


Alors que la nouvelle de son suicide arriva au poste de la PJ, elle laissait derrière elle un lourd héritage de douleur et de destruction. Son geste désespéré confirmait la profondeur de sa détresse et la complexité de ses motivations, laissant les protagonistes de cette tragédie méditer sur les limites de la justice et de la rédemption.


Malgré la résolution de l'affaire et l'arrestation des complices, une aura de tristesse et de désolation imprégna l'hôpital Sainte-Marie. Les cicatrices laissées par les actes impensables de la mère endeuillée ne pourraient être effacées facilement. La communauté médicale et les familles des victimes devraient trouver le courage de guérir et de reconstruire après cette période sombre de leur histoire.


Après avoir résolu l'affaire qui avait secoué l'hôpital Sainte-Marie, Pierrick et Madison décidèrent de prendre quelques jours de repos bien mérités. Ils se retrouvèrent dans le petit village pittoresque perché sur les hauteurs de Nice, connu lors de l'affaire des meurtres à Nice, loin du tumulte de la ville, dans un charmant restaurant hôtel qui offrait une vue imprenable sur la vallée.


L'atmosphère paisible du village et la beauté des paysages offraient un cadre idéal pour une pause bienvenue. Pierrick avait longtemps envisagé ce moment comme une opportunité de révéler ses sentiments à Madison, mais il se sentait submergé par l'incertitude.


Alors qu'ils s'attablaient à une table sur la terrasse ensoleillée du restaurant, Pierrick se surprit à contempler Madison avec une tendresse nouvelle. Son sourire lumineux et son regard profond lui rappelaient pourquoi il avait tant de mal à garder ses sentiments pour lui.


Pendant le dîner, Pierrick cherchait les mots justes pour exprimer ce qu'il ressentait. Il savait que ce qu'ils partageaient dépassait de loin le cadre professionnel. Leur partenariat avait évolué au fil des années pour devenir une connexion profonde et sincère, mais Pierrick craignait que Madison ne perçoive pas leurs sentiments partagés de la même manière.


Alors qu'ils partageaient des anecdotes et des rires, Pierrick sentit le moment opportun approcher. Sous le ciel étoilé de la Côte d'Azur, avec la douce brise estivale caressant leurs visages, il prit une profonde inspiration et plongea dans l'inconnu.


"Madison," commença-t-il, sa voix empreinte d'émotion contenue, "il y a quelque chose que je dois te dire. Ce que nous avons ensemble, ce n'est pas juste une aventure banale pour moi. 

C'est bien plus que ça."


Madison le regarda, ses yeux verts reflétant une lueur d'anticipation mêlée à une certaine appréhension. Elle semblait sur le point de répondre quand Pierrick poursuivit, ne voulant pas laisser passer cette opportunité cruciale.


"Je sais que nous avons traversé tant d'épreuves ensemble, et à chaque fois, tu as été là, à mes côtés. Tu es bien plus qu'une collaboratrice, Madison. Tu es la personne qui illumine ma vie, qui me donne la force de continuer même dans les moments les plus sombres. Je t'aime, Madison, de tout mon cœur."


Un silence tendu s'installa entre eux, brisé seulement par le murmure apaisant de la nuit. Puis, lentement, un sourire radieux éclaira le visage de Madison, et elle prit la main de Pierrick dans la sienne.


"Pierrick," dit-elle doucement, ses yeux brillants d'émotion, "je ressens la même chose. Ce que nous avons, c'est spécial, c'est unique. Je t'aime aussi, d'une manière que je n'aurais jamais cru possible."


Le soulagement envahit Pierrick alors qu'ils s'étreignaient sous les étoiles, leur amour enfin révélé et célébré dans la quiétude de ce petit coin de paradis. Ils savaient que leur aventure ne faisait que commencer, mais ils étaient prêts à affronter l'avenir main dans la main, plus forts ensemble que jamais.


Mais désormais, qu'en serait-il de leur collaboration lors des enquêtes ??

Fonds de décor pris ici

09 mai 2026

Enquête à l'institut de Rivaille.

Dans la petite ville tranquille de Rivaille, 

une série d'événements mystérieux sèment la peur parmi les habitants.

 Personne ne sait qui était responsable de ces crimes, pour le moment

 et tous vivent dans la crainte constante de devenir la prochaine victime. 

Les victimes semblaient subir des tortures de toutes sortes avant de disparaître sans laisser de trace. 


La terreur était telle que personne n'osait parler, car celui qui 

savait quelque chose risquait de devenir la cible suivante. 

Les habitants gardaient le silence, préférant taire leurs soupçons 

plutôt que d'attirer l'attention du coupable. 

 Dans ce climat d'attente angoissante, l ’enquêteur nommé

 Pierrick Mandal commença à rassembler les indices dispersés. 

Son visage grave ne laissait rien transparaître, mais au fond de lui, 

il était plein de doutes et de questions. 

Il savait que le temps pressait, que chaque seconde comptait

 pour arrêter le coupable avant qu'il ne frappe à nouveau. 

Pierrick interrogea plusieurs témoins, mais chacun se murait dans le silence, 

comme si la peur avait gelé leurs lèvres. Cependant, un soir, au cours de son enquête,

 il rencontra une femme courageuse du nom de Sibella. 

Son sourire radieux dissimulait à peine les marques de souffrance qu'elle avait endurées. 

Elle avait été la seule à échapper à son agresseur, mais le prix qu'elle avait payé était lourd.

 Sibella confia à l'inspecteur ce qu'elle avait subi et lui révélant un détail crucial : 

le nom du lieu où le tueur avait son repaire, une île mystérieuse au large de la côte.  

Elle l ’avait signalé déjà mais il semblait que personne n’en avait tenu compte.

Il comprit que c'était sa seule chance de mettre fin à cette série de crimes, et il ne pouvait plus attendre. 

Sans perdre un instant, Pierrick Mandal rassembla 

une équipe d'intervention et ils partirent pour l ' île en question. 

La mer agitée rendit la traversée périlleuse, mais ils ne se laissèrent pas décourager. 

ils découvrirent une scène d'horreur encore pire que ce qu'ils avaient pu présumer. 

Le coupable, un individu diabolique du nom d'Ivan, 

avait établi sa résidence dans un ancien asile abandonné sur l ' île. 

Les murs étaient maculés de sang, et des instruments 

de torture étaient dispersés un peu partout. 

Ivan était un homme cruel, qui éprouvait 

un plaisir sadique à faire souffrir ses victimes avant de les faire disparaître.

Pierrick qui regrettait que Madison ne soit pas là, et son équipe fouillèrent 

chaque recoin de l'asile, jusqu'à ce qu’ils découvrent 

une pièce secrète cachée derrière une porte dérobée. 

À l'intérieur, ils trouvèrent les preuves nécessaires pour mettre fin aux crimes d'Ivan,

 ainsi que des enregistrements des souffrances subies. 

Après une lutte acharnée, Mandal parvint à arrêter Ivan et à le remettre aux autorités.

La ville de Rivaille pourrait enfin revivre paisiblement. 

Pendant que Rivaille savourait un court répit, ignorant les nouvelles intrigues qui se préparaient, Pierrick Mandal, l'enquêteur, sentait que quelque chose n'était pas tout à fait résolu. 

Malgré l'arrestation d'Ivan, il avait une intuition persistante, 

comme si un autre danger planait au-dessus de la ville. 

Et puis cela avait été trop facile cette arrestation.

Il commença à fouiller les dossiers de l'asile abandonné où Ivan avait établi son repaire. 

Parmi les documents poussiéreux, il découvrit une référence à un certain "Institut d'Illumination",

 une organisation secrète dont le but était de semer le chaos et la terreur. 

Des rapports indiquaient que l'Institut projetait une série d'attaques sur Rivaille pour provoquer la panique et affaiblir les fondations de la ville. La prédiction de Pierrick était avérée : 

le pire était à venir. Il savait qu'il devait agir rapidement pour protéger les habitants de Rivaille. 

Il rassembla son équipe d'intervention et se lança à nouveau dans une course contre la montre pour déjouer les plans machiavéliques de l'Institut d'Illumination. 

Chaque indice trouvé sur l'île abandonnée le conduisait à un autre lieu sinistre. 

Des entrepôts isolés aux souterrains obscurs.

Mandal et son équipe suivirent la trace de l'organisation criminelle, 

faisant face à des pièges mortels et à des combats acharnés. 

Dans leur quête pour arrêter l'Institut d'Illumination, 

Pierrick rencontra une informaticienne talentueuse. 

Avec son aide, ils réussirent à pirater les systèmes informatiques de l'organisation, 

révélant ainsi leur plan ultime. 

L'Institut prévoyait de libérer un gaz toxique dans le cœur même de la ville,

 causant une catastrophe sans précédent. Le temps était compté.

 L’inspecteur et son équipe se rendirent dans le bâtiment 

où l'Institut d'Illumination préparait son attaque finale. 

Un affrontement violent éclata mais son équipe réussit à sécuriser le gaz toxique. 

La ville de Rivaille était sauvée une fois de plus, grâce au courage 

et à la persévérance de Pierrick et de son équipe. 

La nouvelle se répandit rapidement dans la ville, et les habitants furent à la fois soulagés et reconnaissants envers leur protecteur. 

L'inspecteur, fatigué mais satisfait, contempla le coucher de soleil sur Rivaille.

 Il passa un coup de fil à Madison. Elle allait bien.

Il avait hâte qu'elle reprenne le travail, sans elle c'était toujours moins facile.

Il savait que la lutte contre le crime ne cesserait jamais, 

mais il était fier d'avoir apporté un peu de paix à cette communauté. 

Et ainsi, Rivaille se relève une fois de plus, plus forte que jamais. 

La ville avait appris qu'elle pouvait vaincre les pièges.

 Après avoir vaincu l'Institut d'Illumination, 

Pierrick Mandal devint une véritable légende dans la ville de Rivaille.

 Les habitants lui témoignèrent une reconnaissance infinie, 

car il n'avait pas seulement résolu les mystères qui planaient sur la ville, 

mais il avait également rétabli un sentiment de sécurité et de confiance.

 La tranquillité revint progressivement à Rivaille. Les rues animées de monde 

montraient à nouveau des sourires et de rires sur les visages. 

Les habitants reprenaient leurs activités quotidiennes, conscients

 du prix qu'ils avaient payé pour retrouver cette sérénité. 

Pierrick, quant à lui, continua son travail d'enquêteur. 

Il se promettait de rester vigilant, de ne jamais baisser la garde

 face à l'obscurité qui pouvait rôder dans les reculs les plus sombres de la société. 

Au fil des années, L'inspecteur avait résolu de nombreuses 

complexités d'affaires et sa renommée était grandiose. 

Il était devenu un symbole d'espoir, un protecteur des innocents. 

Mais malgré ses succès, il pensait toujours à l'Institut d'Illumination. 

Il se demandait si cette organisation criminelle était réellement éradiquée, 

ou si d'autres membres se cachaient dans l'ombre, 

attendant patiemment leur moment pour frapper à nouveau. 

Pierrick décida de consacrer tous ses efforts à traquer les membres restants de l'Institut. 

Il ne voulait pas laisser la moindre chance à ces criminels de semer à nouveau la terreur. 

Il fouilla les moindres recoins, rassembla des preuves, et petit à petit, 

les pièces du puzzle commencèrent à s'assembler. 

Un soir, alors qu'il travaillait tard dans son bureau, il reçut un appel anonyme. 

Une voix froide et sinistre lui murmura : 

"Tu as été capable de casser nos plans une fois, mais nous

 n'abandonnerons pas aussi facilement. Ta défaite est imminente." 

Le cœur de Mandal se serra. Il savait qu'il avait suscité l'attention des membres

 de l'Institut, mais il ne s'attendait pas à une confrontation aussi directe. 

Cependant, au lieu de céder à la peur, il sentit une colère monter en lui.

 Il était prêt à affronter le danger une fois de plus.

 Il travailla sans relâche, suivant les indices laissés par l'appel anonyme. 

Il remerciait intérieurement les nouvelles techniques !

Il se rendit compte que les membres restants de l'Institut se cachaient

 dans une île reculée, connue sous le nom de L'Île de l'Infini. 

C'était là-bas qu'ils planifiaient leur vengeance. 

Sans perdre de temps, il organisa une opération d'infiltration pour mettre un terme définitif aux activités de l'Institut. Il s'embarqua encore une fois avec son équipe sur un navire en direction de l'île.

L'angoisse montait au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient...

Finalement, ils atteignirent l'Île de l'Infini.

 L'atmosphère qui y régnait était lourde de mystère et de malveillance.

 L'île était enveloppée d'une brume épaisse, dissimulant 

les reculs sombres où les membres de l'Institut se cachaient.

Il se dirigea avec son équipe dans un dédale de tunnels souterrains, 

guidé par son instinct d'enquêteur hors pair. 

Les pièges mortels semblaient se multiplier à chaque tournant, mais ils les évitaient habilement. 

Chaque obstacle ne faisait que fortifier leur détermination 

à éliminer définitivement l'Institut d'Illumination.

Au cœur de l'île, Mandal et son équipe découvrirent une salle de réunion secrète, où les membres de l'Institut se rassemblaient pour planifier leurs sinistres crimes. 

La tension était palpable alors qu'ils pénétraient silencieusement dans la pièce, 

prêts à affronter leurs ennemis.

Un combat intense s'ensuivit. Les balles sifflaient, les lumières s'éteignaient, 

et les compétences de chaque membre de l'équipe étaient mises à l'épreuve. 

Ils affrontèrent les membres de l'Institut un par un, ne cédant pas un pouce de terrain.

Finalement, l'inspecteur se retrouva face à face avec le chef de l'Institut d'Illumination, 

un individu sans pitié qui était le cerveau derrière toute la machination. 

Une lutte s'engagea entre les deux hommes.

Le combat atteignit son apogée lorsque Pierrick réussit 

à surprendre le chef de l'Institut et lui prendre de son arme. 

Les yeux remplis de colère, il proclama : 

"C'est terminé pour toi. "

Les membres restants de l'Institut furent rapidement 

maîtrisés par l’équipe et remis aux autorités compétentes. 

La menace de l'Institut d'Illumination était enfin éradiquée, et Rivaille pouvait enfin respirer librement.

De retour à la ville, il fut accueilli en héros. Les habitants le célébrèrent comme le sauveur de Rivaille, comme celui qui encore une fois de plus avait déjoué les plans machiavéliques de l'Institut d'Illumination.

Il continuerait à servir la ville en tant qu'enquêteur principal, 

Madison resterait son adjointe dès qu'elle reviendrait.

Rivaille, cependant, avait appris une leçon précieuse grâce aux épreuves qu'elle avait traversées. 

Les habitants étaient plus unis que jamais, conscients du pouvoir

 qu'ils avaient lorsqu'ils se levaient ensemble contre l'obscurité. 

Et ainsi, l'histoire de Rivaille est devenue une légende,

 une histoire de courage, de persévérance et de victoire sur l'adversité. 

La ville prospéra dans la paix retrouvée, mais elle n'oublia 

jamais les sacrifices consentis pour atteindre cette tranquillité. 

Sur le quai de la gare, Pierrick attendait un train…

Pas n'importe quel train..

Celui d'où Madison dans quelques instant descendrait.

Le temps avait semblé long sans elle.

A mesure que le train avançait le cœur de Pierrick battait plus fort……

Madison comptait tant pour lui...

01 mai 2026

Le Fantôme rouge

 Le Fantôme rouge



L'inspecteur Pierrick Mandal et sa collègue Madison Verrand étaient 

sur la piste d'un tueur en série qui sévissait depuis plusieurs mois. 

Leur enquête avait révélé un schéma troublant :

 Toutes les victimes étaient des femmes brunes, 

retrouvées sauvagement assassinées, baignant dans leur propre sang.

 La presse avait surnommé le tueur "le Fantôme Rouge" 

en raison de son modus opérandi. Toujours vêtu de rouge comme le sang.

L'équipe de la police judiciaire était sous pression

pour résoudre cette affaire qui terrorisait la ville. 

Pierrick était un inspecteur aguerri, connu pour son intuition 

et son sens aigu de la déduction. 

Madison, quant à elle, était une profileuse talentueuse,

capable de pénétrer l'esprit des tueurs.

Ils avaient passé des heures à analyser les indices 

et à interroger les témoins, mais jusqu'à présent, 

tout se révélait être des pistes sans issue. 

Le Fantôme Rouge était habile, laissait peu de traces derrière lui. 

Mais Pierrick sentait qu'ils se rapprochaient de la vérité.

Un soir, une nouvelle victime fut découverte dans une vieille usine abandonnée. 

Les deux inspecteurs se rendirent sur les lieux du crime. 

La scène était macabre, le sol maculé de sang, 

la victime allongée dans une mare rouge.

 Pierrick observa attentivement les alentours et remarqua une empreinte 

de pas près de la porte de sortie. Il fit signe à Madison de le suivre.

Ils suivirent la piste jusqu'à un entrepôt désaffecté non loin de là. 

À l'intérieur, ils trouvèrent une femme brune, terrifiée, mais indemne.

 Elle expliqua qu'elle avait réussi à échapper du tueur

 grâce à un moment d'inattention de sa part.

La femme donna une description détaillée du tueur, 

mais quelque chose semblait étrange à Pierrick.

 Les indices qu'ils avaient requis jusqu'à là ne correspondaient pas au portrait dressé par la rescapée. 

Il soupçonna immédiatement qu'elle cachait quelque chose.

Pierrick décida de mener une enquête sur elle, 

gardant ses découvertes pour lui-même. 

Il commença à creuser le passé de la rescapée et découvrit 

des liens troublants avec plusieurs des victimes.

Il comprit alors que la femme brune pouvait ne pas être celle qu’elle prétendait, 

mais, qui sait, une complice du Fantôme Rouge. 

Un tueur en série connu mais jamais arrêté tant il changeait de nom et d'apparence.

Pierrick et Madison savaient qu'ils devaient agir rapidement avant que d'autres vies ne soient prises. 

Ils retournèrent chez la femme brune, mais elle avait déjà disparu.

 Ils savaient qu'elle était devenue méfiante et qu'ils ne

 pouvaient plus se fier aux preuves matérielles.

Les inspecteurs décidèrent de monter une opération pour la piéger. 

Une policière correspondant au profil des tueurs servit d'appât. 

Quelques jours plus tard, la suspecte fit une tentative.

 Mais cette fois-ci, Pierrick et Madison étaient prêts.

Dans un ultime face-à-face, Pierrick parvint à maîtriser la tueuse et à l'arrêter.

 Elle avoua avoir tué toutes ces femmes.

Après l'arrestation de la tueuse, l'équipe de la police judiciaire continua son travail

 pour relier toutes les pièces du puzzle et clore définitivement l'affaire.

 Les aveux de la femme permirent d'éclaircir certains éléments mystérieux, 

mais il restait encore des zones d'ombre à éclaircir.

Pierrick et Madison, cherchant à obtenir la vérité dans son intégralité, 

approfondirent leurs investigations. 

Ils découvrirent que la tueuse avait été manipulée et conditionnée 

par le Fantôme Rouge, qui était en fait son frère. 

La piste les mena vers un groupe clandestin, une secte obscure 

qui utilisait des techniques de manipulation mentale pour recruter de jeunes esprits vulnérables.

 Le Fantôme Rouge était lié à cette organisation

 et avait entraîné sa sœur dans ses sombres desseins. 

Les membres de la secte étaient des individus influents et puissants, 

utilisant leurs positions pour dissimuler leurs activités criminelles.

Pierrick et Madison se lancèrent dans une course 

contre la montre pour démêler le réseau

 de la secte et révélèr au grand jour ses membres.

Ils savaient qu'ils se frottaient à un ennemi puissant et dangereux,

 prêt à tout pour protéger ses secrets.

Leur enquête les conduisit à des rencontres clandestines, 

des conspirations et des trahisons. 

Ils se rendirent compte que la vérité était plus complexe que prévue et

 que certains membres de l'équipe de police étaient peut-être impliqués dans cette affaire.

Les inspecteurs Mandal et Verrand firent preuve de prudence

 et de discrétion dans leurs démarches, conscients du fait qu'ils étaient surveillés et épiés. 

Ils mirent en place un plan audacieux pour piéger

 les membres de la secte et les mettre hors d'état de nuire.

La confrontation finale eut lieu dans un entrepôt abandonné 

où se livrait une réunion secrète de la secte. 

Pierrick, Madison et leur équipe arrivèrent sur les lieux.

Un violent affrontement s'ensuivit, où la vérité fut dévoilée au grand jour.

Les membres de la secte furent arrêtés un à un, exposés au grand public pour leurs crimes impitoyables.

 La population fut choquée de découvrir que des individus en qui 

ils avaient placé leur confiance étaient en réalité 

des prédateurs dissimulés derrière des masques respectables.

L'affaire du Fantôme Rouge et de la secte se termina 

par un triomphe pour Pierrick, Madison et leur équipe.

 La vérité avait été rétablie, mais l'affaire resterait dans les mémoires c'était certain.

Pierrick et Madison continuèrent leur carrière 

conscients que le monde était plein de mystères et de noirceur. 

Ils avaient appris que derrière chaque crime, 

il y avait souvent des histoires complexes et des motivations profondes.

L'inspecteur Pierrick Mandal et sa collègue Madison Verrand

 venaient de résoudre une nouvelle fois un autre affaire ensemble. 

Leur volonté, leur courage et leur persévérance était désormais connue . 

Nul doute qu'ils seraient de nouveau chargés d'une autre affaire.

Pour le moment , ils allaient profiter de cette accalmie pour se ressourcer.

Ils avaient repérer dans l'affaire des meurtres de Nice, un petit village adorable

dans les hauteurs où il y avait un grand hôtel restaurant, tenu par deux frères.

Ils en gardaient un beau souvenir avec cette vue sur toute la vallée des alpes.

Le rapprochement entre ces deux là ne faisaient aucun doute...

31 mars 2026

Amnésie

 

Dans la douce lumière matinale qui baignait la petite ville de Ste Geneviève des Bois, une femme se tenait devant un miroir, ses yeux cernés reflétant l'anxiété. Ses cheveux bruns retombaient en désordre autour de son visage pâle, ses traits tirés par l'inquiétude. Elle fixa son reflet, essayant désespérément de se rappeler qui elle était.


Le simple fait de se souvenir de son propre nom lui échappait. Une sensation de vide l'envahissait, comme si une partie d'elle-même avait été effacée par une force invisible. Elle essaya de se concentrer, mais chaque tentative de rappel se heurtait à un mur infranchissable.


Cette femme était Claire, une artiste talentueuse dont les toiles étaient autrefois admirées à travers la ville. Mais tout cela semblait lointain maintenant. Un événement tragique, survenu il y a quelques semaines à peine, avait tout bouleversé. Un accident de voiture, une perte insupportable. Puis, le trou noir dans sa mémoire. Son frère, mort sur la route, tué par un chauffard qui était alcoolisé, drogué. Mais cela Claire l'avait oublié ...


Perdue dans ses pensées, Claire se dirigea machinalement vers la porte d'entrée de sa modeste maison. Le soleil d'automne caressait ses joues tandis qu'elle déambulait sans but dans les rues inconnues mais pourtant encore familières. Chaque coin de rue, chaque visage croisé, était une énigme à déchiffrer.


Trois longs mois se passèrent ainsi..

Elle vivait chez elle lui disait on mais elle ne reconnaissait rien, ni cet homme qui se disait son mari.

Elle ne savait rien d'elle, ne savait pas ce qu'elle savait faire.. Les médecins lui ayant exprimé avec forte recommandation qu'elle devait se souvenir toute seule..

Que sa mémoire devait travailler. Aussi se promenait elle souvent dans la ville, dans la maison, dans le jardin où tout lui était étranger.. Un beau jour de printemps, lors d'une promenade dans un parc, un mouvement brusque la fit trébucher. Claire chuta lourdement sur le trottoir, ses genoux écorchés témoignant de l'impact. Alors qu'elle se relevait péniblement, une sensation familière lui traversa l'esprit. Une image fugace, comme un éclair dans l'obscurité.


Elle se rappela une journée d'été, un parc ombragé où elle riait avec insouciance. Et puis, un nom, un prénom qui résonnait dans son esprit comme une révélation : Daniel. Ce nom portait avec lui une vague de chaleur et de sécurité. Ce Daniel avec qui elle vivait dans la maison ! Sa maison alors pensa t elle !


Poussée par cet éclair de mémoire, Claire entreprit un voyage intérieur, à la recherche d'autres fragments de son passé. Elle fouilla dans les recoins de sa maison, découvrant des indices qui semblaient lui parler dans un langage oublié. Une photo jaunie, un carnet de croquis rempli de dessins familiers.


Au fur et à mesure que les souvenirs revenaient, Claire se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Des visages familiers surgissaient de l'obscurité de son esprit. Des amis, des collègues, des personnes qui avaient joué un rôle important dans sa vie. Leurs sourires chaleureux réchauffaient son cœur et lui donnaient la force de continuer. Une larme mouilla ses yeux au souvenir de ses parents, puis soudain un sanglot lui déchira le cœur…

Yannick, Yannick son frère bien aimé, son jumeau, son autre.

Claire se rappela. Mais comment avait elle pu oublier que son frère était parti pour toujours?

Les passants lui portèrent secours. Elle les remercia puis leur dit que cela allait, qu'elle rentrait chez elle.


Daniel était là, sur le perron. Il sut à l'instant même

 en la regardant qu'elle avait recouvré la mémoire. Que tout lui était revenu.

Il la prit dans ses bras, Lui caressa les cheveux, 

l'embrassa sur le front, lui disant qu'il l'aimait.

Il le savait, il allait lui falloir du temps.


À travers ces découvertes, Claire retrouva peu à peu les pièces de son identité perdue. Elle se souvint de ses passions, de ses rêves, de son amour pour Daniel. Chaque souvenir ravivé était comme une étincelle dans les ténèbres, illuminant le chemin vers sa propre reconstruction.


Finalement, quelques mois après , Claire se tint à nouveau devant le miroir, mais cette fois-ci, son reflet lui souriait en retour. Elle avait retrouvé son nom, son passé, ses amis. Même si des zones d'ombre subsistaient, elle savait désormais qu'elle pouvait affronter l'avenir avec courage.


Et tandis que le soleil se couchait sur Ste Geneviève des bois,  Claire contempla le ciel orangé avec un sentiment de gratitude. Car dans cette chute inattendue, elle avait trouvé bien plus que ce qu'elle avait perdu. Elle avait retrouvé une part d'elle-même qu'elle pensait à jamais disparue, et avec elle, les précieux liens qui l'avaient autrefois liée à ceux qu'elle aimait.

La première toile qu'elle peignit après avoir retrouvé 

sa mémoire fut le portrait de son frère bien aimé, Yannick....

11 mars 2026

Les Disparues de la Vallée

 

Assis sous le grand chêne centenaire, Pierre assistait de loin, bien caché,

à la reconstitution du meurtre dans l'affaire du "Capitaine Ferry "

On l'avait toujours appelé capitaine car il portait depuis tout gosse

un casquette de marin que son père avant lui avait porté avant de mourir.

Joseph Ferry était accusé d'avoir tué la jolie Ninon âgée de seize ans

que tout le monde connaissait au village depuis sa naissance.

Il était accusé aussi pour la disparitions de 5 autres jeunes filles.

De la haut, Pierre voyait tout, il surplombait toute la vallée.

Il connaissait ce lieu depuis son enfance où il avait fait des bêtises

hilarantes avec les copains qui l'avaient tous laissé tomber pour aller à la ville.

Il en était devenu désabusé, sans rien de bien captivant à faire.

Depuis ses quatorze ans, il était le menuisier de la vallée.

On ne lui connaissait pas de petites copines; Timide, il les fuyait.

Son évolution n'avait guère progressée pourtant c'était un redoutable travailleur.

Cela s'agitait en bas. On parlementait beaucoup.

Le capitaine Ferry qui avait toujours clamé son innocence, un soir, à bout de forces

avait avoué, reconnu le meurtre pour être enfin tranquille et dormir.

Depuis, revenu sur ses aveux, il criait, hurlait son innocence.

Son avocat ne lui avait pas trouvé un seul alibi pour l'heure du meurtre

et lui dit qu'il dormait, seul chez lui, comme toujours à cette heure là.

Des investigations avaient été menées mais de cela Pierre ne savait rien.

Puis Pierre vit arriver des ambulances, des gens habillés

tout en blanc avec des grosses mallettes, une pelleteuse.

La pelleteuse creusait déjà le sol, à quelques centaines de mètres de l'église.

Mais pourquoi une pelleteuse ? Le corps de Ninon avait été retrouvé.

Cinq ans que le corps de Ninon avait été retrouvé.

Alors pourquoi creuser ? Pierre ne put empêcher son cœur de battre plus vite.

Il avait avoué le capitaine alors quoi ???

Pourquoi n'en restaient ils pas là tous ces gens là ?

Soudain l'engin s'arrêta de creuser. On se pencha, on regarda.

On baissa la tête... Un corps était là, puis un autre à quelques pelletées...

Pierre avait des sueurs froides..

Pierre pleurait....

Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'il pense même à les essuyer.

Il pleurait tant que sa vue se brouillait,

Sa limite de souffrance atteinte, il sanglota à en crier.

En bas, près de l'église, à présent six corps reposaient dans des bâches noires fermées.

Les pelleteuses avaient creusé partout où le détecteur avait repéré quelque chose.

Pierre fut pris de frissons quand il vit qu'on emportait les corps.

Le capitaine, menottes aux poignets remonta dans la voiture avec les gendarmes

sans avoir fait aucun geste pendant le reconstitution.

En fait il ne savait pas quoi faire. Il n'avait rien en mémoire. Il ne put que répéter son innocence.

Les voitures mortuaires partaient, emmenant les corps au légiste pour les autopsies sans doute.

Pierre redescendit de sa colline, un peu calmé,

il espérait en apprendre plus au village.

Il questionna mais personne n'en savait plus et les gens savaient à quoi Pierre pensait.

Tous eurent des regards ou des gestes compatissants.

Tous, dans la vallée se rappelait de Lucie.

Lucie, sa lumière de vie, la seule famille qui lui restait après la mort

de leurs parents dans l'incendie de leur ferme.

Lucie, disparue à quinze ans. Lucie qui lui avait été confiée.

Depuis l'âge de ses dix ans il élevait seul Lucie.

Il avait vingt cinq ans quand on lui confia la garde de sa petite sœur.

Une grossesse tardive de leur mère qui pensait ne plus avoir d'enfant.

Et Lucie les avait comblé de bonheur.

Pierre avait poursuivi son éducation, la couvant comme son bien le plus précieux.

Il avait l'audace et la fierté de penser qu'il faisait un bon père-frère.

Voilà cinq ans que Lucie avait disparue un soir d'été. De la fête du village,

jamais elle n'était revenue.

Des recherches avaient été menées, des affichettes posées sur les vitrines et les arbres.

L'enquête n'avait rien donné de concret.

Voilà pourquoi Pierre pleurait.

L'atmosphère était lourde, étrange, angoissante..

Six familles vivaient le même drame , la même galère que lui.

Seuls les parents de Ninon avaient pu entamer leur deuil.

Il n'y avait pas de mots pour décrire leurs souffrances.

Depuis cinq années, ils allaient de déceptions en espoirs chaque fois

que l'on retrouvait un corps dans la région.

Mais lui il voulait penser qu'elle était vivante, qu'elle était quelque part.

Il demandait souvent pardon à dieu et à tous les saints...

Il se sentait tellement responsable. Il n'aurait pas dû la laisser seule,

mais à quinze ans, elle voulait un peu de liberté , être avec ses amis et à la fête locale

il n'y avait pas vu de danger, tout le monde connaissait Lucie...

Et si elle était parmi les corps ? Et si elle avait été tuée ?

Pierre, assis dans le fauteuil du père avait le regard figé vers la fenêtre.

 Il se souvenait de la belle époque où Lucie, pieds nus, marchait sur l'herbe fraîchement tondue. 

Il se souvenait de la bonne odeur du bonheur, de la présence de la joie aux couleurs d'amour.

 Lucie qui adorait voir fleurir les fleurs du jardin, quoi de plus normal que cette vie ?

 Il entend toujours son rire et à ce souvenir, esquisse un sourire qui veut paraître gai, mais dans cœur, il est triste. 

Depuis sa disparition, il était devenu un autre Pierre. On le voyait souvent marcher dans la vallée, scrutant des recoins, 

Il aurait tant voulu trouver quelques choses, n'importe quoi qui le mette sur la piste de sa sœur. 

Il ne savait plus quoi faire et parfois devenait incohérent dans ses recherches. 

Où était donc sa petite sœur ? 

Il ne pensait qu'à cela, c'est pourquoi, il n'était pas avec les autres dans la grande salle de la mairie.

 Les familles étaient réunies la bas. C'est aujourd'hui qu'elles allaient savoir. Pierre restait devant la fenêtre. 

Immobile, seuls quelques clignements de ses yeux prouvaient qu'il était vivant.. 

Vivant oui mais si mort à l'intérieur. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là quand soudain, on frappa à sa porte. 

Son cœur s'emballa, le sang battit à ses tempes tandis qu'il ouvrait... 

Tony était là. Tony le garde champêtre, Tony son ami aussi. Tony, il sait tout sur tout. Tony l'avait soutenu. Mené les recherches. Placardé les affiches. 

Tony avait toujours été là. Il se regardèrent intensément, sans parler puis Tony dit ; Voilà c'est fait mon Pierre , tous les corps ont été identifiés... 

Pierre le visage blême resta là devant Tony, sans bouger, le souffle court. 

C'était comme si il ne pouvait plus respirer. 

Il prit une grande inspiration et dit; "Lucie est la bas ? " Tony prit Pierre dans ses bras le serrant fort et lui dit; 

" Non Pierre elle n'y est pas " Pierre pleura, sanglota, se laissa tomber sur une chaise pendant que Tony s'asseyait sur une autre pour lui expliquer les conclusions de ce qui leur avait été annoncé.

 Toutes les jeunes filles étaient les disparues de la région et du village mais pas Lucie.

 " Pierre n'arrêtait pas de répéter; " Mais ou est ma sœur ? Mais où est ma Lucie alors ??" 

Dans un village, à quelques centaines de kilomètres de là où les corps venaient d'être retrouvés, 

un couple d'épiciers ambulants regardait les nouvelles au JT . 

Les tissiers , Monique et Roland, la jeune soixantaine, avaient eux aussi perdu une fille.

 Mais pas disparue comme celles çi non ! Leur fille chérie avait été écrasée par un chauffard ivre et il ne leur restait plus que Cathy. 

Sur le bahut, trônaient des photos de chacune d'elles. Il la protégeait plus qu'il ne le devait mais on pouvait les comprendre.

 Roland, soudain, entendit le procureur dire que les six corps retrouvés avaient été identifiés sauf Lucie Dumont, 

qui elle n'était pas parmi les corps. Il prit Monique dans ses bras, la serra fort et tous deux regardèrent Cathy  qui révisait ses devoirs de vacances avant la prochaine rentrée.

 Elle allait faire sa terminale et ils en étaient très fiers.. 

Roland dit tout bas à Monique. "T'en fait pas ma chérie, celle là, on ne nous la prendra pas "

 Monique, les yeux mouillés de larmes, de ce deuil, jamais remise, en avait perdu le sommeil.

Roland, toujours bienveillant avec elle, mais diablement protecteur, consacrait sa vie

à veiller sur elles et à leur travail dans lequel ils formaient une bonne équipe.

Ils aimaient tous les deux le charme de chaque village où ils allaient vendre

leur marchandise et s'étaient attachés à leurs habitués.

Il leur avait fallu se construire une autre vie après la perte de enfant.

Une autre vie sans elle.

Cinq ans qu'ils survivaient sans elle, cinq ans qu'il avaient fait de Cathy, 

la prunelle de leur yeux après que ce chauffard eut tué leur fille ainée.

Cinq années que cet assassin vivait tranquille, sans jamais avoir été appréhendé.

D'ailleurs Roland disait toujours qu'ils avaient bien vite laissé l'enquête de côté.

Plusieurs fois il était allé chez les gendarmes, puis un jour on lui fit comprendre

qu'il ne fallait pas revenir, que si quelque de nouveau se produisait, on l'appellerait.

Aucun appel n'était venu et Roland ruminait sa colère et son désespoir.

Demain, une nouvelle semaine. Demain ils déposeraient Cathy à l'internat

puis ils feraient leur tournée, ensemble certes, mais la mort dans l'âme.

Cinq années qu'ils vivaient ainsi, sauf les mardi ou c'étaient les jours que Monique consacrait aux taches de la maison, aux papiers ou autre chose pour la gestion de la maison.

Pierre, resté seul après le départ de Tony lui aussi regardait les infos.

L'affaire des disparues, après la découverte des six corps allaient être relancée.

Cinq ans de son absence, cinq ans à ne penser qu'à elle sans jamais oser s'évader.

Sans jamais osé partir, de peur qu'il ne soit pas là à son retour.

Il était soulagé d'avoir l'atelier attenant à leur maison.

Il pouvait travailler et surveiller.

Il en avait du travail car il était le seul menuisier de la vallée..

Perspicace, il avait suggéré des tas d'idées pour chercher Lucie. Toutes s'étaient

avérées négatives, Les gendarmes avait cessé de chercher, il le savait bien.

Il se pensait victime d'une manipulation terrible ou d'une malédiction tant il ne trouvait rien.

On ne savait qu'une chose de ce soir là, elle avait voulu partir seule.

Elle n'avait rien dit à ses amis de spécial. juste ces mots ;

" A demain je rentre "

Elle n'avait même pas un kilomètre à faire alors personne ne s'est inquiété.

 Il restait le seul des sept familles à ne pas savoir...

Six savaient ce que la famille de Ninon savait.

Valait il mieux ne pas savoir ou savoir et vivre ce que vivait les familles maintenant ??

 Les Tissier venaient de déposer Cathy à l'internat avec mille recommandations comme toujours.

Cathy commençait même à lever les yeux au ciel, et souffler, mais se contentait de dire "" Oui d'accord ''

Le camion plein, la tournée commençait.

Roland déploya l'auvent au premier village où attendaient les habitués.

Bien sur ils parlaient tous de l'affaire des disparues, chacun y allant de son idée.

Monique, toujours les yeux tristes disait;

"Ah les pauvres parents, comme je les comprends. "

Une fois pris des nouvelles et servis leurs clients, ils repartaient pour le prochain arrêt.

Ce jour là, Monique dit à son mari :

" Ces pauvres gens tu te rends compte Roland, eux, ils sont comme nous.

 Orphelins de leur enfant. mais ce pauvre jeune homme, lui il ne sait pas où est sa sœur, 

ce doit être dramatique de ne pas savoir."

"Tu sais ma chérie, chacun porte sa croix et ce qui doit arriver arrive.

Crois tu que nous on a mérité ce qui nous est arrivé ?

Les yeux fixés sur la route, Roland reprenait son masque de colère et serrait un peu plus son volant.

Toujours il avait l'image du visage de sa fille devant les yeux

 et son sourire joyeux qui finissait en éclats de rire.

Voilà presque deux semaines que les corps avaient été retrouvés.

Finalement le "Capitaine" Ferry avait été remis en liberté.

Il était rentré chez lui mais les regards soupçonneux l'avaient accompagnés.

Comment se sortir indemne d'une telle situation ? Suspecté, incarcéré dans une affaire de meurtre.

Ils n'avaient trouvé aucun élément pouvant l'inculper alors Joseph avait été libéré mais

il savait bien qu'il serait surveillé, épié, en fait toujours suspecté.

Toujours il crierait son innocence, il ne ferait que ça. 

Arrêté parce qu'il connaissait toutes ces jeunes filles.

Mais comment ne pas les connaître, elles et toutes les filles des villages?

Il était le lien entre elles et leurs écoles. C'était lui le chauffeur de bus !

C'était lui qui les conduisait toute la semaine. Joseph pensait sans doute à ce temps là en regagna sa maison.

Pierre l'avait vu passer de son atelier. La maison du "Capitaine" était à quelques pas de son atelier.

Joseph ne l'avait pas regardé. Il avait baissé la tête en passant.

Pierre ne l'avait pas non plus salué comme il aurait fait avant.

""Ohé Capitaine ! Tiens bon la barre hein Joseph " aurait il crié à Joseph...Mais pas ce jour là.

Non, il n'avait pas pu car il ne savait pas, il ne savait rien. 

Et si c'était lui ? 

Il se souvient avoir pensé cette phrase et peut être même l'avait-il dite à haute voix.

Voilà plus de quatre ans que Joseph avait été libéré.

Puis un beau jour, sans doute avec l'autorisation, il  avait quitté le village. On ne savait rien d'autre.

Il en avait eu assez de supporter les regards accusateurs alors qu'il se savait innocent.

On n'avait plus entendu parler de lui et les médias non plus.

Pierre ce matin, se rendait chez les gendarmes. Il voulait savoir si quelques indices

nouveaux auraient pu mettre sur une piste avec la découverte des corps de jeune filles.

Ils ne pouvaient rien lui dire bien sûr.

Glissant comme une anguille sur le sujet, le gendarme de service le regarda quand

même tristement car il connaissait bien Pierre.. 

Chaque fois qu'il venait ici, il repartait encore plus meurtri. 

Personne ne l'informait ! On ne lui disait rien ! Mais de sa sœur, ils ne savaient rien.

Il aurait tant voulu mettre un point final à sa quête et la retrouver !

Il voulait la revoir, retrouver son brin de folie, sa voix tonitruante quand

elle criait dans le vent.

Il sortit et pour lui dehors il faisait noir comme dans son cœur.

Avec le temps, rien ne se passait qui puisse lui donner un petit espoir de savoir.

C'était comme une énigme dangereusement insoluble.

Même Tony ne savait plus le consoler.

Tony son ami de toujours que Lucie idolâtrait.

Comme il pensait à Tony, il fit un détour par la mairie pour voir Tony.

Il le trouva alors qu'il arrivait d'une patrouille sans doute.

Ils discutèrent un peu mais Tony n'avait pas le temps, il devait aller

rendre un service au maire et Pierre voyait bien qu'il ne dissimulait pas

un sentiment de fierté depuis qu'il avait été promu garde champêtre.

Il le laissa donc et rentra chez lui.

On était mardi. Monique s'occupait des tâches à faire. C'était court un seul jour pour tout faire.

Parfois elle devait continuer le dimanche, leur jour de repos. 

On était mardi donc Roland allait au village des disparues ce matin ! Elle y pensait beaucoup.

Elle se demandait comment il allait réagir, elle espérait qu'il soit compréhensif car depuis

le décès de leur fille ainée, il était bourru, coléreux, sauf avec elle et Cathy...

Roland ouvrait son auvent sur la grande place du village. Là où les corps avait t été découverts.

Les villageois arrivaient. L'arrivée de Roland était toujours attendue le mardi.

Il rapportait souvent des commandes de la ville, les journaux aussi, les mensuels.

Toujours les mêmes venaient mais ce mardi, Tony et Pierre ne sont pas venus. Roland l'a bien remarqué mais n'a rien dit. 

Il repartit une fois ses livraisons et commandes faites à tout le monde. Les saluant avec un "A mardi prochain ", sans avoir trop parlé.

En roulant sur le chemin du retour puisque c'était le fin de sa tournée, Roland vit Tony escalader la colline.

Roland sourit car il pensait que ce sacré Tony depuis qu'il était passé garde champêtre était bien fier.

Mais il se demanda quand même ce que pouvait bien trafiquer ce Tony en haut de la colline...

Surtout pourquoi avait il l'air de transporter des outils ?? Enfin bref,

ce n' était pas ses affaires, lui il avait la route à faire pour retrouver Monique.

Pierre, au travail dans son atelier venait lui aussi de voir l'épicier repartant du village en passant devant son atelier comme toujours. Il n'avait pas comme chaque fois été prendre quelques courses au camion, car il était allé en ville renouveler sa quincaillerie et en avait profité pour faire le plein de la semaine. Roland lui fit un grand signe d'aurevoir auquel Pierre répondit naturellement.

Se délassant un instant après sa matinée de travail, son regard se porta sur la colline, il  vit Tony descendre de la colline, mais lui le vit sans outil. Il se demanda ce que pouvait bien faire la haut le Tony. Arrivé en bas vallon, Tony passa devant chez Pierre qui en profita pour lui demander ce qu'il se passait la haut !

" Oh rien dit Tony, c'est juste que le maire veut restaurer la maison abandonnée de la colline, alors je suis allé y faire quelques bricoles""

Pierre était intrigué de la réponse confuse, de Tony en ce qui concernait la vieille maison car il n'en savait rien et le maire ne lui en avait pas parlé alors il décida d'aller y jeter un œil, voir si il pouvait aider Tony.

Arrivé en haut de la colline, la douleur sourde en lui se réveilla, c'est là que l'on avait déterré les corps. La mine défaite à ce souvenir encore récent, les pensées en désordre, il décida de chasser ces délires de sa tête. Les conflits avec lui même lui pesaient trop et devaient cesser. Il le savait.

Peu importe qu'il s'en défende, tout se mélangeait, rien ne concordait de ses suppositions au sujet de la disparition de sa Lucie.

La vieille maison n'était pas si délabrée que ça. Pierre s'étonna de voir un gros cadenas à la porte puisque la maison avait toujours été ouverte aux quatre vents mais il est vrai que depuis des années il n'était pas venu ici. La maison était à peu près deux kilomètres plus haut de là où l'on avait repérés les corps.

Il essaya de regarder par les fenêtres mais elles étaient bouchées par des cartons de l'intérieur. Il contourna la maison et vit une lucarne ouverte. Il passa la tête  et ce qu'il vit lui fit faire un bond en arrière..

Oui il avait bien vu. Là sur le mur étaient accrochées des photos bien alignées…

 Pierre assis face à la lucarne, la tête dans les mains, sentit une grande flemme l'envahir tout entier, il se sentait en manque d'air, presque en dehors de lui. Non ce ne pouvait être vrai. Il avait mal vu. 

C'était une mauvaise blague.

Il était venu là pour savoir s'il pouvait aider Tony, lui dire ensuite qu'il serait là en cas de besoin, comme seul un ami fait, sans rien demander. Il n'avait écouter que son cœur, il aimait Tony comme un frère.

Il redescendit aussi vite qu'il le put pour aller avertir les gendarmes de sa découverte. Tout chamboulé il expliqua. Plusieurs gendarmes le suivirent jusqu'à la maison abandonnée. Le cadenas fût vite retiré et tous restèrent pétrifiés parce qu'ils virent. Pierre aussi vit clairement ce qu'il avait seulement entrevu. Un gendarme demanda à tous de reculer, passa quelques coups de téléphone referma la porte et un gendarme resta là en surveillance tandis que tous redescendirent au village.

Mais Pierre avait vu !

Sur le mur sept photos, sept mèches de cheveux. Il y avait là les photos des sept disparues de la région, sauf une qui n'était pas une disparue mais tuée par un chauffard, la fille des Tissier. Il y avait avec Cathy, Ninon, Lucie, Manon, Sophie, Justine, et Carla. Sous chaque photo, une mèche de cheveux. Les photos étaient un peu jaunies par le temps.

Pierre laissa éclater sa douleur, le corps secoué de sanglots.

Il pleura très longtemps. 

Mais où était Lucie ? Sa photo était là.. Pourquoi ???

 Dans l'heure qui suivie, les investigations furent menées minutieusement. Tout fut photographié, étiqueté, mis en sachet pour être analysé. On trouva du tissu, un sac en toile déchiré et d'autres indices. Tout fut passé au peigne fin, rien de devait être laissé dans le vague, rien de ne devait leur échapper mais après tant d'années cela serait il encore exploitable ?

Le temps file vite, mais pas assez pour Pierre qui ne cesse de questionner pour démêler le vrai du faux. Il ne peut qu'essayer de réprimer l'énervement qui l'agite affreusement. Il veut qu'on lui confie les avancées de l'affaire.

Il veut savoir où est sa sœur ! Lucie n'est pas dans les corps retrouvés. Alors où est - elle ? Il songeait à toutes les solutions possibles encore une fois, il se triturait l'esprit à envisager qu'elle était quelques part, vivante ! Qu'il y avait une erreur sur la photo, que ce n'était pas elle mais une autre lui ressemblant ! Que peut être un complice du tueur l'aurait enlevée, gardée.....

Il demande, il supplie les gendarmes de lui parler. Seul l'officier de garde ce jour là voulu bien lui dire que "le capitaine Ferry n'avait rien à voir avec l'affaire , il ne pouvait lui dire que ça ! Mais cela n'arrangeait en rien Pierre.

Lui, il voulait juste savoir où était sa sœur ? 

Le lendemain Pierre vit passer de nouveau la pelleteuse sur la colline.

Tout le village était en émois.

Plus personne n'avait pensé à cette maison abandonnée depuis des lustres.

0l'intérieur les investigations avaient mis à jour bien des changements. Tout avait été refait dedans sauf le sol. Murs et plafonds recrépis.

Les Tissiers furent convoqués et en larmes confirmèrent que la photo était celle de leur fille, tuée il avait des années sur la route, aussi ils demandèrent juste pourquoi sa photo se trouvait là, parmi celles des disparues ! On leur dit que plus tard ils sauraient tout.

Que l'enquête était sur le point d'être conclue.

La pelleteuse œuvrait dans la maison et ce que supposa la procureur se confirma. On retrouva un corps, enterré sous le plancher de la maison. L'autopsie révéla qu'il s'agissait bien de Lucie, la sœur de Pierre.

Anéanti, Pierre ne parlait plus. Il était figé dans sa douleur. Seules quelques larmes brûlantes coulaient ses joues. Plus aucun espoir ne pouvait subsister. Tony fut arrêté après que Roland et Pierre dirent l'avoir vu descendre de la colline et d'autres l'avaient vu plusieurs fois aussi sans s'en inquiéter, après tout c'était le garde champêtre.

Les villageois, choqués et complètement abasourdis par la nouvelle n'en revenaient pas. C'était donc lui qui avait tué toutes ces jeunes filles ??

Tony ne mit pas longtemps à avouer. Oui C'était lui.

La première fut Cathy, mais elle lui échappa, alors il l'écrasa avec la voiture. La laissa là, puis pour Ninon, il fut dérangé par un couple d'amoureux, il n'eut pas le temps de l'enterrer comme les autres. Personne ne pouvait le soupçonner.

Puis il y eut Lucie ! Ah Lucie, Lucie la courageuse qui lutta beaucoup. Lucie qui ne voulait pas se laisser faire, Lucie qu'il avait frappé trop fort, Lucie qu'il avait voulu garder près de lui, Lucie car il l'aimait depuis toute petite. Alors Lucie, il l'avait enterrée sous la maison, près de lui quand il venait là. Il demanda pardon mais ne fut entendu par personne.

L'affaire fit grand bruit dans les médias et le silence régnait dans le cœur de Pierre, la souffrance emplissait tout son être. Les Tissiers continuèrent de faire leur tournée, partageant avec Pierre et les autres la même douleur du deuil. On vit revenir ''le capitaine Ferry'' qui se réinstalla dans sa maison, lavé enfin de tous les soupçons mais dans le village, plus jamais la vie ne fut la même.

Pierre traîna sa souffrance toute sa vie.

Maintenant il savait que parfois il vaut mieux ne pas savoir pour que l'espoir demeure encore..